Archive for December, 2010

Côte d’Ivoire: Ouattara donne un ultimatum, Gbagbo promet de ne “pas céder” – 2.1.2011, Laurent Gbagbo encore là

Posted 31 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Política, Economia, Cultura & Sociedade

Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo encore là 2.1.2011 08:31

Au lendemain de l’ultimatum donné à Laurent Gbagbo pour quitter la présidence ivoirienne, les partisans de son rival Alassane Ouattara ont jugé samedi inévitable un rapide recours à la force internationale. La Cédéao (communauté de l’Afrique de l’Ouest) a d’ailleurs déjà prévenu qu’elle avait mis “la machine en marche”, en préparant des plans. La Cédéao va en outre décider d’ici mardi de “nouveaux pas” pour résoudre la crise ivoirienne, a déclaré le président de l’organisation samedi. Laurent Gbagbo a exigé lui samedi que l’Onuci (ONU) quitte la Côte d’Ivoire, l’accusant d’avoir tiré sur des civils.

Alassane Ouattara, reconnu président de Côte d’Ivoire par la communauté internationale, a donné à son rival Laurent Gbagbo jusqu’à minuit ce vendredi pour quitter le pouvoir, lui promettant qu’”il n’aurait pas d’ennuis” s’il renonçait avant la nouvelle année.

Laurent Gbagbo a promis vendredi de ne “pas céder” aux pressions internationales ni à son rival Alassane Ouattara, dans un discours de voeux à la Nation diffusé sur la télévision d’Etat RTI.

“Nous n’allons pas céder”, a affirmé M. Gbagbo à quelques heures de la nouvelle année, dénonçant “une tentative de coup d’Etat menée sous la bannière de la communauté internationale”.

Lors du passage mardi à Abidjan d’une mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), M. Ouattara a donné jusqu’à vendredi 31 décembre à minuit (00h00, locale et GMT) à son adversaire pour partir, lui offrant en échange la “garantie” de sa tranquillité, a dit son Premier ministre Guillaume Soro, depuis le grand hôtel abidjanais transformé en QG du camp Ouattara.

Mais M. Soro, chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a par avance écarté l’hypothèse d’un départ en douceur: il s’est dit encore une fois “convaincu que seule la force” pourrait chasser M. Gbagbo.

“Ou on réussit à faire admettre le verdict de urnes dans notre pays, donc l’instauration de la démocratie, ou alors on échoue à mettre (en place) la démocratie en Côte d’Ivoire et ça devient une jurisprudence pour toute l’Afrique”, a-t-il averti.

Les trois médiateurs de la Cédéao, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), doivent revenir lundi en Côte d’Ivoire. La Sierra Leone a prévenu que la rencontre avec Gbagbo serait la “dernière”.

Si le dialogue reste privilégié dans la région, les chefs militaires de la Cédéao “se sont rencontrés mardi et mercredi pour mettre la machine en marche”, a indiqué à Abuja le porte-parole de l’armée nigériane, le colonel Mohamed Yerimah, avant une nouvelle réunion mi-janvier au Mali.

“Si tous les moyens de persuasion politique échouent”, “la Cédéao prendra par la force le pouvoir à Laurent Gbagbo et le donnera à Alassane Ouattara”, a-t-il assuré, évoquant un “dernier recours”.

A Abidjan, les Ivoiriens se préparaient au Nouvel an et s’étaient pressés pour acheter des volailles, ingrédient essentiel du réveillon.

La crise et ses dangers étaient pourtant dans toutes les conversations, après des violences qui ont fait en deux semaines 179 morts selon l’ONU, en dépit d’une forte baisse des exactions ces derniers jours.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a annoncé avoir écrit dans des “termes fermes” à M. Gbagbo pour lui rappeler ses obligations de protéger les civils.

Des experts onusiens ont averti que les violations des droits de l’homme depuis la présidentielle du 28 novembre pourraient constituer des “crimes contre l’humanité”.

Même si les étrangers n’ont pour l’heure pas été directement menacés, la France a recommandé de nouveau à ses ressortissants – autour de 12.000 présents actuellement – de quitter “provisoirement” le pays.

A l’orée de 2011, le risque de nouvel affrontement entre les deux camps était grand.

Le leader des “jeunes patriotes” pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé, a appelé ses partisans à “libérer à mains nues”, après le 1er janvier, le QG de Ouattara. Le “Golf hôtel” est soumis à un blocus routier des forces loyales à M. Gbagbo et protégé par 800 Casques bleus et des éléments FN.

“Une attaque contre le Golf hôtel risque de provoquer des violences à grande échelle qui pourraient rallumer la guerre civile” de 2002-2003, a alerté le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.Après plus d’un mois de crise, l’Union européenne et les Etats-Unis maintenaient leur pression sur l’homme fort d’Abidjan.

L’UE a approuvé des sanctions – interdictions de visa – contre 59 de ses proches, dont la quasi-totalité de son gouvernement. Une première série de sanctions européennes était déjà entrée en vigueur la semaine dernière, visant M. Gbagbo lui-même et 18 autres personnes.

Pour lui, “il est temps de partir. Nous espérons qu’il choisira une transition pacifique”, ont insisté les Etats-Unis.

Source: Courrier international

Noticia relacionada:

Ivory Coast: Gbagbo agrees to further talks, will lift Ouattara blockade

Côte d’Ivoire: situation tendue, avertissement de l’ONU contre une attaque du QG de Ouattara

Posted 31 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Política, Economia, Cultura & Sociedade

AFP

AFP – Maho Glofiehi et Charles Ble Goude le 29 décembre 2010 à Abidjan

La situation reste tendue en Côte d’Ivoire malgré les efforts des pays d’Afrique de l’Ouest pour trouver une issue pacifique à la crise et un recul “drastique” des exactions ces derniers jours, selon l’ONU.

D’autant que l’attaque annoncée par les partisans de Laurent Gbagbo contre le quartier général de son rival Alassane Ouattara à Abidjan, protégé par les troupes onusiennes, pourait “rallumer” la guerre civile en Côte d’Ivoire, a averti jeudi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

“Une attaque contre le Golf Hôtel risque de provoquer des violences à grande échelle qui pourraient rallumer la guerre civile”, a déclaré M. Ban, rappelant que la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’Onuci, peut utiliser “tous les moyens nécessaires pour protéger son personnel ainsi que les fonctionnaires d’Etat et les autres civils présents dans l’hôtel”.

Le Golf, l’hôtel de luxe où est retranché depuis presque un mois Ouattara et son gouvernement dirigé par Guillaume Soro, également chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), est soumis à un blocus routier des forces pro-Gbagbo et protégé par 800 casques bleus de l’Onuci et des membres des FN.

C’est ce lieu symbolique qu’entend prendre après le 1er janvier Charles Blé Goudé, leader des “jeunes patriotes” pro-Gbagbo, qui a appelé ses partisans à le “libérer à mains nues”.

L’arrivée à l’hôtel de milliers de partisans de Gbagbo où ils seraient confrontés aux blindés de l’Onuci est potentiellement explosive, d’autant que la mission de l’ONU est considérée par le camp Gbagbo comme alliée à M. Ouattara, reconnu président par la quasi-totalité de la communaté internationale.

La mission onusienne a déjà subi récemment plusieurs incidents. Une de ses patrouilles a essuyé mercredi des tirs d’origine inconnue et a dû répliquer par des tirs de sommation devant une foule hostile. Si la tension reste forte dans le pays, les exactions constatées depuis mi-décembre ont baissé d’intensité, selon Simon Munzu, directeur de la division des droits de l’homme de l’Onuci.

Il a précisé qu’au cours de la semaine écoulée il y avait eu six morts, trois disparitions, vingt enlèvements ou arrestations et onze blessés.

Au total, on compte 179 morts depuis la mi-décembre (dont 173 du 16 au 21), pour la plupart partisans de M. Ouattara selon l’ONU. Des chiffres contestés par le gouvernement Gbagbo qui parle de 53 morts, dont 14 membres des forces qui lui sont loyales, depuis la présidentielle du 28 novembre.

La baisse des exactions a coincidé avec l’entrée en scène de médiateurs mandatés par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Ils tentent d’éviter une opération militaire pour renverser le régime Gbagbo, une menace brandie par cette organisation. Mais le Ghana a averti jeudi qu’il n’enverrait pas de troupes chez son voisin ivoirien. Après une mission mardi à Abidjan, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), doivent y revenir lundi. Mais, tout en disant préférer l’option diplomatique, M. Ouattara a appelé jeudi à “aller vite”. “Il est temps d’agir et de sortir de cette situation”.

AFP/Archives

AFP/Archives – Le président reconnu internationalement de Côte d’Ivoire,

Alassane Ouattara, le 24 décembre 2010 à Abidjan

Le camp Ouattara, plutôt démuni à l’intérieur du pays, gagne du terrain sur le plan diplomatique avec la reconnaissance d’ambassadeurs et en appelle à la communauté internationale pour éviter ce qu’il nomme “un génocide”.

Le conseiller spécial de l’ONU chargé de la prévention du génocide, Francis Deng, s’est déclaré “très inquiet”, plus particulièrement d’informations selon lesquelles des maisons où vivent des opposants à M. Gbagbo seraient “marquées pour identifier leur ethnie”.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déploré la “dégradation de la situation humanitaire” et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel de plus d’un million d’euros pour les quelque 20.000 réfugiés fuyant les violences.

Isolé sur le plan international, Gbagbo peut se réjouir de l’arrivée à Abidjan d’avocats de renom: l’ancien ministre socialiste français des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès qui ont annoncé qu’ils allaient “prendre la défense des autorités en place”.

L’ancien ministre Roland Dumas et l’avocat Jacques Vergès, vont défendre Laurent Gbagbo, chef d’Etat ivoirien contesté et ont lors de leur visite jeudi à Abidjan dévoilé leur stratégie: feu sur la France et la “fraude”. Arrivés un peu plus d’un mois après l’éclatement de la crise née de la présidentielle du 28 novembre, l’ex-ministre socialiste des Affaires étrangères et le sulfureux ténor du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par M. Gbagbo au palais présidentiel.

A la sortie, Jacques Vergès, 85 ans, connu pour avoir défendu l’auteur d’attentats vénézuélien Carlos ou le dictateur serbe Slobodan Milosevic, a défendu l’homme fort d’Abidjan.

Plusieurs chaînes de télévision d’information étrangères, interdites début décembre, sont par ailleurs de nouveau diffusées, sauf France 24 et TV5MONDE.

Parmi elles, Euronews a diffusé jeudi une interview de Gbagbo qui y dénonce à nouveau “l’ingérence” de la France, ex puissance coloniale.

Source: Courrier international


Advogado Considera “Aberração” Condenação de Réu do Caso Togo

Posted 30 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Direitos Humanos - Comunidades

José António Puati condenado por autoria material do ataque mortal contra membros da delegação togolesa ao CAN 2010

29 Dez 2010 – O Tribunal de Cabinda condenou a 24 anos de prisão José António Puati, por participação directa no ataque à equipa de futebol do Togo, em Janeiro passado, durante o torneiro de futebol CAN 2010

O ataque foi reivindicado por uma facção da FLEC a frente independentista de Cabinda.

Puati respondia por crime de rebelião armada, e 13 crimes de homicídio e sequentes duas mortes e 11 feridos graves.

Na mesma sentença foi absolvido Daniel Simba, por falta de provas, sendo estes os dois últimos detidos, de um grupo de oito, relacionados com o ataque à comitiva do Togo, durante a prova futebolística pan-africana organizada por Angola.

O advogado Arão Tempo, delegado da Ordem dos Advogados em Cabinda, disse à Voz da América que a decisão do Tribunal de Cabinda é “uma aberração”, alegando ter ficado claro que não havia qualquer prova para condenar nenhum dos detidos.

Segundo ele o tribunal deveria ter absolvido os dois réus, e não apenas um, por falta de provas.

Fonte:  Voz da América. português

Mortes de jornalistas aumentam em 2010, diz grupo

Posted 30 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Direitos Humanos - Comunidades

Por Robert Evans

GENEBRA (Reuters) – Ao menos 42 jornalistas ao redor do planeta foram mortos este ano até agora e os governos devem agir para proteger os repórteres e punir os assassinos, disse um organismo global de proteção à mídia.

O Instituto Internacional para a Segurança da Imprensa (Insi) informou que abril foi o mês mais violento para a mídia em cinco anos, com 17 jornalistas mortos, num índice de dois a cada três dias.

Além disso, em oito de cada dez casos nos últimos anos ninguém foi punido pela morte dos jornalistas, disse o grupo sediado em Londres no seu relatório.

“Esse é um duro lembrete do preço que pagamos por nossas notícias ao redor do mundo”, disse Rodney Pinder, diretor do Insi, que promove cursos sobre segurança em todo o planeta e é apoiado por grandes organizações noticiosas, incluindo a Reuters.

“O número chocante de mortes em abril coloca esse assunto em maior evidência…Todos os casos demonstram uma necessidade premente de ação, tanto nos países em questão como no cenário mundial.”

Os piores anos para a imprensa na história recente foram 2007, quando 172 jornalistas foram assassinados, e 2006, quando 168 morreram – muitos deles no Iraque, numa época de intensa violência sectária.

Mas, embora muitos correspondentes estrangeiros tenham sido mortos durante e depois da invasão liderada pelos EUA em 2003, a maior parte das mortes atualmente é de jornalistas locais cobrindo histórias delicadas, como criminalidade e corrupção, para a imprensa nacional.

Sete jornalistas foram assassinados em Honduras este ano até agora, seis no México e quatro no Paquistão, indicou o relatório.

Três morreram na Colômbia e três na Nigéria; além disso, foram registradas mortes nos seguintes países: Nepal, Venezuela, Chipre, Rússia, Equador, Turquia, entre outros.

Em ao menos 27 casos deste ano provou-se que a morte do jornalista esteve associada ao seu trabalho.

O Insi divulgou os números às vésperas do Dia Mundial da Liberdade de Imprensa, comemorado em 3 de maio.

A agência cultural da Organização das Nações Unidas (ONU), a Unesco, com sede em Paris, pediu por um minuto de silêncio nas redações ao redor do mundo no dia 3 de maio em homenagem aos mais de 1.500 trabalhadores da imprensa assassinados ao longo dos últimos 14 anos.

Pinder fez um apelo aos países onde os jornalistas foram mortos este ano, em especial Honduras, México, Paquistão, Colômbia e Nigéria, para conduzirem inquéritos completos e punirem os responsáveis.

“Nós também exortamos todos os Estados membros da ONU a unirem-se em um esforço global para conter o derramamento de sangue e por fim à impunidade aos assassinos de jornalistas”, disse ele.

Fonte: msn notícias