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ANGOLA, SOLIDARITÉ. Appel des citoyens angolais par la solidarité internationale avec la République de Côte d’Ivoire

Posted 04 Jan 2011 — by Luiz Araújo
Category Artigos em Francês

Deux défenseurs des droits humains, Fernando Macedo et Luiz Araújo, l’après-midi du 03.01.2011, ont été à l’ambassade du Cap-Vert, les États-Unis d’Amérique et la France en Angola, où ils livrent un appel à la solidarité internationale avec la République de Côte d’Ivoire publié ici en faisant appel aussi à diffuser largement.

Pour une Afrique libérée, aussi, des prédateurs africains.

APPEL A LA SAUVEGARDE DE LA PAIX, DE LA GARANTIE DU RESPECT DES DROITS HUMAINS ET DE L’ETAT DE DROIT DEMOCRATIQUE EN COTE-D’IVOIRE

« L’on ne peut être tolérant envers les intolérants ». Laurent Gbagbo et ceux qui le soutiennent se sont rendus coupables d’intolérance, ont violé les principes et les valeurs qui sous-tendent actuellement la paix nationale et internationale, en usant des arguments de la violence  et du chantage.

Durant la première décennie du XXIème siècle, des dirigeants africains ne respectant pas la volonté des citoyens exprimée par les urnes ont usurpé le pouvoir. Outre la pratique d’autres crimes, le chantage politique violent qui en a résulté a coûté la vie, impunément, à des milliers d’Africains. Les gouvernements des pays africains et la communauté internationale se sont rendus aux séquestreurs de l’Etat de droit et de la démocratie qui ont imposé à leurs sociétés l’obligation de partage du pouvoir politique entre vaincus et vainqueurs des élections. Ce dernier mois de la première décennie du XXIème siècle est marqué par cette forme de préservation de la possession du pouvoir.

La Côte-d’Ivoire est otage de son ex-président, vaincu aux dernières élections. Le 2 décembre 2010, la Commission électorale indépendante a déclaré le chef de l’opposition, Alassane Ouattara, vainqueur avec 54,1 % des voix contre 45, 9% des voix obtenues par le président sortant, Laurent Gbagbo. Ces résultats ont été annulés, et cette décision soutenue par les forces militaires et répressives de l’Etat, entretemps privatisé et sous le contrôle du président sortant.

Le 4 décembre 2010, dans l’hôtel où il s’est réfugié sous la protection des forces des Nations Unies, Alassane Ouattara a été investi Président élu de la République de Côte-d’Ivoire.  Mais  le même jour, au cours d’une autre cérémonie, le président sortant a également été investi de cette même fonction.

L’Ambassadeur de notre pays, la République d’Angola, a participé à la cérémonie de prise de pouvoir du président sortant.

Les Nations Unies, l’Union africaine, la CDEAO, l’Union européenne et les Etats Unis d’Amérique, ainsi que d’autres entités de la communauté internationale, ont reconnu la victoire électorale d’Alassane Ouattara. La situation créée par le refus du président sortant de procéder à la remise pacifique du pouvoir au vainqueur des élections a donné lieu  à  l’adoption de sanctions internationales à son encontre et à l’encontre de ses collaborateurs,  ainsi qu’à l’établissement de mesures en vue de bloquer ses actes auprès des institutions politiques et financières. L’annonce de la décision de la CDEAO de recourir, si nécessaire, à l’usage de la force pour obliger le président sortant à quitter le pouvoir, a donné lieu, en réponse, à une menace de faire basculer le pays dans une guerre civile.

Des affrontements violents ont déjà eu lieu entre citoyens et forces militaires, au cours desquels des personnes sont décédées, et il est fait état de personnes détenues et décédées dans les jours suivant ces affrontements. Des milliers de personnes ont cherché refuge dans les pays voisins. Une grève générale pacifique a été entamée dans la capitale du pays.

Les organes de communication sociale rapportent des allégations – contestées par le gouvernement d’Angola – dénonçant la présence de militaires angolais impliqués dans la défense du président sortant et pacifiquement vaincu aux urnes, Laurent Gbagbo.

La séquestration de l’Etat de droit et de la démocratie, assortie du refus de remise pacifique  du pouvoir, et complétée par la menace de faire basculer le pays dans une guerre civile, dont se rend coupable le président sortant à l’encontre de la société ivoirienne et de la communauté internationale, nous placent devant l’imminence du fait que des milliers de citoyennes et citoyens de Côte-d’Ivoire, et des milliers d’immigrés africains et d’autres origines travaillant dans ce pays, puissent être victimes, d’une manière ou d’une autre, d’un crime planifié contre l’humanité.

Mus par l’unique objectif de contribuer avant tout, en notre qualité de défenseurs des droits  de l’Homme, à l’effort international de défense de la paix et de ces droits, nous manifestons notre solidarité avec les citoyennes et citoyens de Côte-d’Ivoire, ainsi qu’avec leurs représentants légitimes et les immigrants travaillant dans ce pays.

Nous appelons particulièrement tous les gouvernements africains à condamner de manière non équivoque le refus de Laurent Gbagbo de procéder à la remise pacifique du pouvoir, et condamner le maintien de cette position qui risque de mener à un crime contre l’humanité de grande envergure par le basculement du pays dans la guerre civile. Et aux chefs d’Etats africains, nous demandons qu’ils agissent de manière cohérente du début jusqu’à la fin de ce processus de subversion de l’ordre national de la Côte-d’Ivoire et de l’ordre international, pour que prévalent le respect de la démocratie et des droits de l’Homme.

Pour la sauvegarde de la paix, de la garantie du respect des droits de l’Homme et de l’Etat de droit démocratique en Côte-d’Ivoire, nous appelons les Nations Unies, l’Union africaine, la CDEAO et l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique à :

i)      Rester fermes dans leur intention de faire prévaloir l’Etat de droit et la démocratie sur la subversion de leur ordre ;

ii)    Mobiliser des ressources humaines, matérielles et financières d’envergure, de manière à ce que celles-ci résultent en une subordination à la loi et une obligation de défense de l’ordre démocratique par les forces qui en ce moment même maintiennent en otage le Président élu et l’Etat de droit démocratique, aux fins d’éviter le sceptre d’une catastrophe humanitaire future, évoquée par l’exercice  d’un chantage menaçant d’une guerre civile, dans le but de concrétiser la séquestration de l’Etat et de banaliser l’ordre international ;

iii)   Prendre des mesures pour que des poursuites pénales puissent être intentées contre ceux qui ont donné l’ordre de commettre et/ou ceux qui ont commis des violations des droits de l’Homme, en vue de punir ceux qui le méritent et instaurer la culture de la responsabilité en Afrique.

Luanda, 03.01.2011

Les signataires

Elias Mateus Isaac – Révérend

Téléphone portable: +244-917453979

Fernando Macedo – Professeur d’université

Téléphone portable: +244-923276671

José Eduardo Agualusa – Escrivan

Téléphone portable: +351-918439575

Justino Pinto de Andrade – Professeur d’université

Téléphone portable: +244-923227862

Luiz Araújo – Artisan

Téléphone portable: +244-912507343

Marcolino Moco – Juriste et Professeur d’ université

Téléphone portable: +244-924542868

Pio Wacussanga – Pêtre

Téléphone portable: +244-924754271

Élection présidentielle ivoirienne de 2010. La notice descriptive des élections en Côte d’Ivoire et ses effets.

Posted 26 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Artigos em Francês, Política, Economia, Cultura & Sociedade

Vérifie toute l’histoire à la source Wikipédia

Premier tour

Les Ivoiriens se rendent le dimanche 31 octobre 2010 aux urnes. Les résultats partiels arrivent au compte-goutte pour des problèmes de logistique, de représentation des partis, de recomptage de voix à la demande des partis. Dans la nuit du 31 octobre, les responsables de la CEI aux côtés du journaliste Thomas Bahintchi de la La Première annoncent les résultats des pays étrangers notamment le Danemark, l’Allemagne et la Belgique. Ces premiers résultats ne permettent évidemment pas de dégager de véritables tendances. Par conséquent, les Ivoiriens doivent encore attendre les résultats provisoires dans l’incertitude. Les différents camps annoncent des résultats officieux et contradictoires. Aussi, l’armée ivoirienne appelle mardi 2 novembre au calme et à la sérénité dans l’attente des résultats, dénonçant les rumeurs qui courent la capitale économique d’Abidjan. Bamba Youssouf (représentant de la CEI) se voit obliger d’annoncer des résultats au fur et à mesure, région par région, à la télévision nationale (La Première). La nuit du mercredi 3 novembreYoussouf Bakayoko, président de la CEI annonce les résultats complets mais non officiels, car seul le Conseil constitutionnel est habilité à donner les résultats définitifs.
Laurent Gbagbo recueillerait quelque 1,7 million de voix (environ 38 %), contre 1,4 million pour Alassane Ouattara (environ 32 %), après dépouillement de la quasi-totalité des suffrages. L’ancien président Henri Konan Bédié réunit 1,1 million de voix (25 %). Dans les minutes qui suivent, le PDCI-RDA (parti du candidat Konan Bédié) dénonce le « climat d’opacité » entretenu par la commission électorale indépendante lors des opérations de dépouillement des bulletins de vote, ainsi que lors du comptage des suffrages et demande l’arrêt de la proclamation des résultats et le recomptage des bulletins de vote. Samedi 6 novembre, Paul Yao N’dré, président du Conseil constitutionnel certifie les résultats de la CEI et annonce le second tour pour le 28 novembre 2010.

Total général provisoire (CEI)7

Candidat Parti/coalition Votes %
Laurent Gbagbo Front populaire ivoirien 1 756 504 38,05 %
Alassane Ouattara Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire 1 481 091 32,08 %
Henri Konan Bédié Parti démocratique de Côte d’Ivoire 1 165 532 25,24 %
Albert Mabri Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire 118 671 2,27 %
Konan Gnamien Union pour la Côte d’Ivoire 17 171 0,37 %
Francis Wodié Parti ivoirien des travailleurs 13 406 0,29 %
Siméon Konan Sans étiquette 12 357 0,27 %
Jacqueline Lohoues Sans étiquette 12 273 0,27 %
Pascal Tagoua Sans étiquette 11 674 0,25 %
Innocent Anaky Mouvement des forces d’Avenir 10 663 0,23 %
Adama Dolo Sans étiquette 5 972 0,13 %
N’Douba Enoh Aka Sans étiquette 5 311 0,12 %
Félix Akoto Yao Sans étiquette 4 773 0,10 %
Henri Tohou Union socialiste du peuple 2 423 0,05 %
Total (participation : 83,73 %) 4 617 821 100 %

Second tour

Le second tour voit s’opposer les candidats Gbagbo et Ouattara. Cependant le second tour débute avec un incident diplomatique entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le président sénégalais Abdoulaye Wade reçoit en « visite officielle » Alassane Ouattara en pleine élection ivoirienne le 4 novembre8. Certains observateurs voient en cela une tentative de déstabilisation. Le gouvernement ivoirien rappelle son ambassadeur au Sénégal et qualifie la visite du candidat Ouattara au Sénégal « d’ingérence intolérable du Sénégal dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire »9.

Le 7 novembre, les dirigeants de la RHDP, par la voix d’Henri Konan Bédié et après de longues discussions, « exhortent fermement à voter massivement » pour Ouattara « afin d’assurer au RHDP une victoire éclatante »10.

Le 30 novembre 2010, un partisan de Laurent Gbagbo empêche physiquement la proclamation des résultats partiels en déchirant devant les caméras la feuille du porte-parole de laCommission électorale indépendante11. C’est finalement le 2 décembre suivant, soit quatre jours après le vote, que la Commission électorale indépendante proclame la victoire d’Alassane Ouattara avec 54,1 % des voix contre 45,9 % pour Laurent Gbagbo12. Le Conseil constitutionnel13, dont les membres sont nommés par le président de la République et le président de l’Assemblée nationale, juge les résultats de la CEI non valables14 et annonce le lendemain la victoire du président sortant avec un score de 51,45 % après invalidation des votes dans sept départements du Nord (soit 13 % des votants)15. L’opposition dénonce un « putsch électoral », tandis que la représentante de la diplomatie de l’UE et le secrétaire général de l’ONU, puis l’ensemble de la communauté internationale, considèrent que le vainqueur de l’élection est Alassane Ouattara. Les résultats du vote ont en effet été « certifiés » par le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Young-Jin Choi, qui affirme que ses services ont recompté trois fois les procès-verbaux des votes dans les régions contestées et que « même si toutes les réclamations déposées par la majorité présidentielle auprès du Conseil constitutionnel étaient prises en compte, […] le résultat du second tour tel que proclamé par le président de la CEI le 2 décembre ne changerait pas »16,17,18,19.

Les deux candidats prêtent serment le 4 décembre 2010, chacun de leur côté, en tant que président de la Côte d’Ivoire20. Dans les jours qui suivent, l’ancien président sud-africainThabo Mbeki tente en vain une médiation au nom de l’Union africaine et des violences éclatent entre les partisans de Laurent Gbagbo et ceux d’Alassane Ouattara : Kyung-wha Kang, haut-commissaire adjointe aux Droits de l’homme de l’ONU, dénonce au moins « 173 meurtres, 90 cas de tortures et de mauvais traitements, 471 arrestations, 24 cas de disparitions forcées ou involontaires » attribuables aux partisans de Laurent Gbagbo entre le 16 et le 21 décembre21,22.

Candidat Parti/coalition % (selon la Commission électorale indépendante) % (selon le Conseil constitutionnel,
après annulation des résultats dans 7 circonscriptions)
Alassane Ouattara Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire 54,1 % 48,55  %
Laurent Gbagbo Front populaire ivoirien 45,9 % 51,45 %
Total (participation : 81,09 %) 100 % 100 %

La Côte d’Ivoire au menu d’un sommet extraordinaire de la Cédéao

Posted 24 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Artigos em Francês, Política, Economia, Cultura & Sociedade

Ce vendredi 24 décembre 2010, à Abuja au Nigeria, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) tiennent un sommet extraordinaire sur la Côte d’Ivoire. De nouvelles sanctions contre Laurent Gbagbo vont être prises.

Des sanctions graduelles, c’est l’option choisie par les chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale qui ont déjà suspendu la Côte d’Ivoire de ses rangs et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir.

Selon le porte-parole de l’institution, les pays de la Cédéao « souhaitent à présent examiner les derniers développements et voir comment y apporter une réponse collective ».

Il faut dire que depuis leur sommet du 7 décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé de six mois le mandat de sa force en Côte d’Ivoire contre l’avis de Laurent Gbagbo qui réclamait son départ.

Il s’agit donc pour la Cédéao d’augmenter le nombre de ses hommes dans cette mission. Ces renforts, selon nos informations, seraient pré-positionnés au Ghana. Leur mission, précise-t-on, n’est pas de renverser Laurent Gbagbo, mais de le dissuader d’utiliser la force.

Alors que des voix s’élèvent pour demander de déloger Laurent Gbagbo par la force, nombre de chefs d’Etat de la région assurent que l’usage de la force ne sera pas nécessaire. Pour eux, un renforcement de l’Onuci assorti de pressions diplomatiques devrait suffire.

Ainsi, dans le sillage des Nations unies qui ont accepté les lettres de créances de Youssouf Bamba nouvel ambassadeur nommé par Alassane Ouattara, les pays de la région devraient en faire de même.

Goodluck Jonathan multiplie les initiatives pour résoudre la crise ivoirienne

Avant le deuxième sommet extraordinaire de la Cédéao sur la situation en Côte d’Ivoire prévu ce vendredi 24 décembre, le président de la Communauté économique ouest-africaine Goodluck Jonathan est omniprésent. Au cœur de sa campagne pour les présidentielles nigérianes (le 22 janvier 2011), il veut s’affirmer en politique extérieure.

Le président nigérian sortant, Goodluck Jonathan, est en campagne, bien décidé à prouver son statut de candidat qui entend redorer le blason du Nigeria sur la scène diplomatique ouest-africaine. Après avoir présidé un premier sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cédéao le 7 décembre dernier, Goodluck Jonathan multiplie les initiatives en vue d’un règlement de la crise ivoirienne.

Le jeudi 23 décembre, il s’en est d’ailleurs entretenu avec le président français Nicolas Sarkozy. Ce vendredi, c’est encore lui qui siègera au bout de la table des discussions de la Cédéao en tant que président en exercice de l’organisation régionale.

Cette attitude volontariste pourrait-elle inciter ses homologues à durcir leurs sanctions à l’égard de Laurent Gbagbo ? Des sources concordantes indiquent en tout cas que les chefs d’Etat pourraient adopter des mesures financières contraignantes afin d’assécher le régime du président ivoirien sortant.

Pas encore de quoi décider d’un recours à la force, comme de nombreuses voix l’ont demandé. Pour l’heure, la Cédéao envisagerait surtout d’augmenter le nombre de ses hommes dans les troupes des Nations unies en Côte d’Ivoire, l’Onuci.

Fonte: rfi

Des mercenaires libériens et angolais sur le terrain en Côte d’Ivoire

Posted 19 Dec 2010 — by Luiz Araújo
Category Artigos em Francês, Política, Economia, Cultura & Sociedade

Par Etienne Aboua

Troisième tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Les partisans d’Alassane Ouattara, président selon la commission électorale indépendante et la certification de l’Onuci, ont engagé hier le combat de la rue pour installer le pouvoir Alassane. Face selon des sources proche de la primature de Guillaume Soro, des mercenaires anglophones. Certains parlent de libériens et de soldats angolais.

A l’appel du rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix, mouvement politique qui soutien Alassane Ouattara, des milliers d’ivoiriens ont tenté de prendre d’assaut la radio télévision ivoirienne (RTI) pour y installer le directeur général nommé par le gouvernement Soro. Mais cette manifestation a été étouffé e dans l’œuvre par des forces de sécurité et de défense resté fidèle à Laurent Gbagbo proclamé vainqueur par le conseil constitutionnel. Les manifestants n’ont pu franchir le premier cordon du dispositif de sécurité mis en place par les éléments de Laurent Gbagbo. Dans ce cordon de sécurité, il y aurait des mercenaires libériens et angolais. Des manifestants ont expliqué qu’ils sont tombés sur des personnes en civils armés de kalach, de pistolet automatique et d’Uzi, parlant anglais. Leur zone d’intervention, Abobo, Adjamé, Williamsville réputés bastion d’Alassane Ouattara.  Selon Guillaume Soro, ce sont eux qui ont exécutés les manifestants aux mains nues. Au cours de la conférence de presse qu’il a animé le jeudi 16 décembre à l’hôtel du golf où, il a établi ses quartiers, le premier ministre d’Alassane Ouattara, n’a pas manqué de le révéler aux journalistes présents. Il en a profité pour féliciter les généraux, Philippe Mangou chef d’état-major, Kassaraté Tiapé et Brindou Jeannot qui ont refusé selon lui de s’associer aux massacres des ivoiriens par les supplétifs libériens et angolais recruté par Laurent Gbagbo. Dans le camp Gbagbo on rejette ces accusations. Ouattara Gnonzié et Emile Guiriéoulou, respectivement ministre de la communication et de l’intérieur de Laurent Gbagbo ont affirmé qu’il n’y avait aucun élément étranger au sein des forces de défense et de sécurité. Et pourtant certains militaires au camp d’Akouédo et des étudiants sont formels, il y a des mercenaires libériens et angolais en Côte d’Ivoire. Ils sont disent-ils logés dans les cités universitaires à Abidjan, précisément  à la cité Port Bouet IV, à la cité rouge et au campus de Cocody. Ce sont les éléments libériens qui ont attaqué les bouviers de l’abattoir de Port-Bouet dans la nuit du 10 au 11 décembre dernier.

Source: Ivoire Press